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"Comment l’esprit vient aux filles..."  

et autres contes libertins

de Jean de la Fontaine   

                                                                                                                                                                                                                              

Les contes libertins de La Fontaine sont beaucoup moins connus que les Fables qui ont bercé notre enfance.                           

La Fontaine pourtant s’y est appliqué autant qu’à toute son œuvre qu’il voulait variée et qui, dans son désir constant de renouvellement,lui fit essayer différents genres : fables et contes mais aussi lettres, traductions, récits de voyage, poésie religieuse, philosophique voire même scientifique.

Tout au long de sa carrière d’écrivain, il publie quatre recueils de contes malgré les déboires que cela lui occasionne. Jugés plein de « saletés » et d’ «ordures », ces contes libertins, « ces sornettes et ces bagatelles » lui valent  les critiques des dévots et même la fermeture des portes de l'Académie Française. 

C’est dans les salons littéraires que ces contes licencieux trouvent un accueil favorable. Et c’est au milieu de la bonne société, dans un échange complice avec un auditoire averti et familier de la poésie mondaine plus friand de plaisirs que de sermons, que La Fontaine, moraliste libertin, trouve son plus fervent public.

Ces contes hardis et savoureux offrent une subtile leçon de libertinage. Style et galanterie s’y unissent pour '' attacher le spectateur, le réjouir, lui plaire enfin''. C’est pourquoi aujourd'hui encore,ils méritent largement qu’on les goûte. Rien pourtant d’inaudible à nos oreilles du 21ème siècle qui en ont entendu de bien pire !

« Contons mais contons bien c’est le point principal »

La Fontaine est certes un épicurien qui déclare : « J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, la ville et la campagne, enfin tout ; il n’est rien qui ne me soit souverain bien jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique »

 

     Mais il est avant tout un écrivain qui n’a eu de cesse de faire oeuvre de poète. Il n’a pas volonté de choquer.  Pour lui, condamner la morale de ses contes c’est aussi condamner toute une tradition littéraire, celle de  l’Arioste et de Boccace, dont il s’inspire et qui lui fournissent la trame narrative de ses propres histoires.

  Plus qu’à entendre des histoires coquines, c’est à entendre la musique des mots que le public est convié.  C’est en poète que La Fontaine travaille la langue : dans les Contes Libertins, il mêle alexandrins,   décasyllabes et octosyllabes qui donnent à sa poésie rimée cet air de prose qu’il recherche pour conter.

  Offenbach ne s’y est pas trompé. Sensible à l’ironique petite musique et à l’agréable piquant où les rythmes n’ont d’autre loi que la fantaisie de l’auteur, il a mis en musique six Fables de La Fontaine dont le Corbeau et le Renard que nous donnons à entendre.

  Quelques uns des contes choisis : Les oies du Père Philippe, Comment l’esprit vient aux filles, La servante  justifiée, Pâté d’anguille, On ne s’avise jamais de tout, Le faiseur d’oreilles, Le  villageois qui cherche son  veau, L’abbesse, L’ermite, L’anneau de Hans Carvel, Le cocu battu et content, Le mari confesseur,   Promettre est une chose, Le berceau…